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dimanche, 22 avril 2007

dans la peau

la ville
ses murs
je les ai dans la peau 
son bruit me réveille chaque jour
et sa poussière aussi
son odeur qui monte d'un soupirail
son murmure, lointain
pareil à un lion derrière un arbuste
qui guette sa proie
embusqué
avide
 
les tentacules de la ville
ses serres d'aigles
et ses fantômes à chaque coin de rue
 
la ville
c'est le nid où je me repose
 bercée par son indifférence
propulsée par son moteur
 et je regarde les fenêtres qui s'allument
et les ombres derrière les rideaux
tout ce sang qui circule partout
et qui se répand dans sa terre
 
toutes les âmes veulent dire quelque chose
un mot, une parole
et puis se taisent, finalement
 
parce que c'est brusque
de dire quelque chose
parce que c'est difficile.
 
medium_jmernestportde.jpg

Commentaires

Hmmm Ernest Pignon Ernest n'est-ce pas?
J'adore ce que fait ce type, son utilisation de la ville...

Ecrit par : Kill Me Sarah | dimanche, 22 avril 2007

Le schéma d'une ville ressemble à un neurone. Des tas de connexions autour d'un noyau s'évadent en synapses ; la ville pense, la ville rêve. Et tout le monde dans sa petite cellule. La ville, votre prison dorée ?

Ecrit par : Vie | dimanche, 22 avril 2007

Peut-être faut-il y être né(e) pour comprendre et en avoir besoin.
Très beau texte et superbe illustration...

Ecrit par : alexandra | lundi, 23 avril 2007

la ville, au bord de l'éruption

Ecrit par : alf | mardi, 24 avril 2007

Les commentaires sont fermés.