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dimanche, 09 septembre 2007
oh le beau vaisselier
tout le monde est réuni
toute une famille
des soeurs, des frères
des maris, des enfants
je les regarde, je les écoute
ils sont tous ensemble
moi je ne sais pas trop où me mettre là dedans
je n'y suis pas vraiment
et pourtant je suis là quand même
avec ma gueule, ma voix
je suis là
mais comme à côté
comme si je ne comptais pas réellement
je me sens inutile
transparente
j'essaye de ne pas trop parler
de ne pas interférer dans les conversations
alors je fume dans le jardin
je mets les assiettes à table
ou je débarasse
j'ai peur d'encombrer
je ne trouve pas ma place
je ne sais pas où me loger
ici
et ailleurs
d'ailleurs
c'est peut-être déjà trop tard
ou alors il ne faut pas y penser.
19:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : amour, blog, journaux personnels

Commentaires
Il y a des moments où l'on se sent exclu ou de trop. On a dans la tête des parasites qui nous empêchent d'être disponible aux autres.
Bon après midi.
Ecrit par : elisabeth | lundi, 10 septembre 2007
On se sent plus pique-assiette que Picasso ? On préfère aller profil bas pour mieux faire face ? Allez ! Allez ! Vous avez de la marge, va ! Et c'est en marge qu'on trouve toujours la meilleure note ; suivre ce "là !" de l'unisson ne vous irait pas...
C'est toujours le même refrain : Ah ! Do mi si la do ré ! Fa... mi...lle, je vous hais !
Ecrit par : Vie | lundi, 10 septembre 2007
un peu excessif !!!ne pas se sentir à sa place n'est qu'une question d'esprit ! faut revetir son habit de caméléon parfois....surtout en famille !
Ecrit par : jp | lundi, 10 septembre 2007
Moi non plus, je ne le connaissais pas, mais ça m'a fait beaucoup de peine aussi. J'adore mon père, il m'a tout donné, même ses faiblesses. Je l'ai vu durant des mois nous regardant sans savoir qui on était, sans un sourire, sauf pour l'infirmière. Je m'en suis voulu de tout. J'avais tout regretté, même d'être heureux.
Et puis un jour, contre toute attente, à l'encontre des longs rendez-vous chez les neurologistes, il s'est réveillé et nous a reconnu. J'étais l'enfant le plus heureux du monde. Maintenant, je ne sais que faire pour lui retourner tout ce bonheur tsunamique. Tout ce que je fais n'est rien...
Ecrit par : Jipé of mâcon | mardi, 11 septembre 2007
"Jamais là où il faudrait"...
Ecrit par : alexandra | mardi, 11 septembre 2007
Mais... la Vie est ailleurs... n'est-ce pas ?
Bien à Vous...
@)>-->--->---
Ecrit par : Nebo | mardi, 11 septembre 2007
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