samedi, 08 juillet 2006

ballerine

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je n'ai pas peur
je n'ai pas peur

je n'ai pas peur de la vie
pas peur d'aimer
pas peur de me coucher trop tard et d'avoir une tête de papier froissé
pas peur de rouler en scooter dans paris
même si à chaque fois que je monte dessus
je me dis que c'est peut-être la dernière fois
je n'ai pas peur de continuer
malgré les obstacles
malgré l'indifférence
malgré le vide dans lequel on se trouve, parfois

je n'ai pas peur d'écrire
des chansons des textes ce blog
même si je n'ai pas toujours quelque chose de fabuleux à dire

et je n'ai pas peur de dire aux autres que je les aime.

mais en disant tout ça,
je sais que je mens complètement
que dans le fond
je crève de peur
de mourir
qu'il arrive quelque chose à mon fils
de perdre l'homme que j'aime
peur de manquer de tout
un jour
peur d'être vieille
ou pire
trop vieille
peur en haut de la grande roue des Tuileries
et peur quand je sens la violence
tout près
j'ai peur, terrible
avant de monter sur scène
peur de tout oublier
de tomber
d'être bonne à rien

peur d'être prise en photo
c'est pour ça que je mets celle- là
que j'aime bien,
parce qu'on dirait une ballerine
et qu'on dirait une autre que moi
j'ai peur d'emmerder le monde avec mes histoires
peur qu'on ne m'écoute pas
qu'on se moque de moi
voilà

vendredi, 07 juillet 2006

Everest

..... et si le bonheur était le canon de ce pistolet chaud

une balle perdue
qui trouve sur son chemin
des coeurs à percer

et si le bonheur était aussi un sentiment neutre
ni haut ni bas,
une plaine,
une ligne d'horizon

le désespoir, lui, est brûlant
il nous dévaste, nous plie comme des roseaux
il nous étrangle
c'est l'Everest à l'envers

le bonheur ne fait pas de bruit
on s'y couche comme si c'était naturel,
on n'y pense pas
c'est le sol sous nos pieds qui ne se dérobe jamais
c'est l'ordre des choses

alors allons- nous être heureux
je ne sais pas
je ne sais pas

mais tout de même,
je pense que je le suis

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love is in the air

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dans ces moments- là
tout s'efface
pour le bonheur
la joie
la plénitude
que procure L'AMOUR

et tout devient possible


podcast

mercredi, 05 juillet 2006

pluie

hier soir, je rentre du Val d'Oise vers les 4h du matin
et j'entre dans un Paris désert
sous une pluie diluvienne

il n'y a
PERSONNE
PERSONNE

seule voiture de la ville
sous le bruit assourdissant des gouttes qui tambourinent la tôle

j'ai envie de rouler toute la nuit
pelotonnée sur mon siège
à écouter
à penser
comme une toute petit chose au milieu du monde
sous l'orage qui tonne
qui veine le ciel d'électricité

comme on est bien
dans le chaud
avec le moteur qui ronronne
et la route qui brille
qui semble m'accueillir

je pense comme c'est doux d'être à l'abri

car sous un arrêt de bus
devant l'église de la Trinité
un monsieur aux cheveux blancs et très maigre
dormait sur le banc
seul
la tête penchée sur son épaule
perdu comme un petite chose au mileu du monde
à 4h du matin
sans que personne n'y trouve rien à redire

alors...
peut -être que je suis trop sensible
(je ne le crois pas)
mais ça m'a fait mal de le voir,
ce petit monsieur
sous son abribus
si seul si abandonné
dans cette ville noyée sous le déluge
tandis que je passe devant lui
et que je le regarde derrière la vitre mouillée
les yeux équarquillés
le nez écrasé au carreau
comme emportée par les les eaux du caniveau
et avalée par les bouches d'égoût
emportée de dégoût
et de bien-être
ensemble mélangé
....



A SUIVRE



mardi, 04 juillet 2006

un charmant squelette

900 kms dans le week- end
un concert le soir du match France -Brésil
une chaleur atroce
et
j'ai failli mourir samedi soir

mais pour de vrai

à 1 seconde près
je mourrais
et avec moi
4 autres personnes
sur une petite départementale vers 21h
dans un camion un peu pourri
juste avant de faire un concert

voilà à quoi ça tient

à 1 seconde près
à un coup de volant donné
hop
un beau carnage
et un peu plus de place sur terre

brrrr

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vendredi, 30 juin 2006

de mes mains

de mes mains
je voudrais de mes mains
te soigner
te guérir

je voudrais prendre ton mal
comme un rebouteux redresse l'épaule démise
le nez cassé

je voudrais de mes mains
remettre ton coeur à l'endroit
de mes mains
refermer la blessure qui saigne

poser mes paumes sur toi
pour te soigner

je te dis ça
je sais que je ne le peux pas
je sens ton angoisse
je lappe ta sueur sur ton torse
j'avale les gouttes de ce fluide
si je pouvais avaler
si je pouvais avaler

TOUTES LES DOULEURS DU MONDE

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jeudi, 29 juin 2006

ma sale gueule

ce soir
ombre ombre ombre

je ne sais ce qui me tord le coeur

je n'aime rien
on s'installe en terrasse d'un restaurant italien
la lumière est affreuse
des projecteurs tout blancs tout crus
tout moches
je râle
je fais la gueule

derrière moi une bouteille s'explose par terre
2 hommes se jettent l'un sur l'autre
avec un tesson à bout de bras

je me lève d'un bond
et je regarde
ces 2 hommes qui rugissent
débordés de fureur
prêts à se faire du mal

alors on part
on part
on marche
j'ai mal aux pieds
j'ai voulu mettre des chassusres hautes et j'en ai marre de marcher
avec ces talons débiles

on marche
j'avais dit
"pas de chinois"
et on attérit
dans un traîteur chiois
juste en bas de la maison

j'ai vraiment une sale gueule ce soir
j'ai la sensation que mes sentiments mélangés
sont un poignard qui me fouille
qui taillade mes veines
mes entrailles

hier
je parlais d'amour
et ce soir
je parle de poignard

FUCK

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